Le guide complet des traductions en breton les plus courantes

Vous vous intéressez à la langue bretonne, et vous cherchez une traduction en breton précise de telle ou telle phrase ou expression. Comment dire bonjour en breton, ou bien comment trinquer en breton, ou encore comment souhaiter un joyeux anniversaire ou un joyeux Noël en breton à vos amis.

Nous allons voir toutes ces traductions français breton, et bien plus encore, dans ce guide complet des traductions bretonnes les plus courantes. Et si vous estimez qu’il en manque une, posez votre question en commentaire !

Comment dire Bonjour en breton ?

Commençons pas le commencement, et par l’expression qui fait couler tellement d’encre dans le monde de la langue bretonne. On en parle plus en détail dans cet article : Comment dire bonjour en breton ?

Mais en résumé retenez qu’il y a deux manières de se saluer en breton. Soit avec « Demat » qui veut littéralement dire « Bonjour », à privilégier par mail ou pour un bonjour impersonnel, soit en engageant la conversation avec son interlocuteur via une des formules suivantes qui signifient toute « Ça va bien ? » : « Mont a ra mat ? » ; « Mat ar jeu ? » ; « Treiñ a ra mat ? »

Comment dire Bienvenue en breton ?

Après « Bonjour », voici une autre tournure qui fait couler beaucoup d’encre. Pour souhaiter la bienvenue en breton, vous verrez souvent l’expression « Degemer mat ». Cette expression se trouve sur des panneaux routiers à l’entrée de la Bretagne, sur les panneaux d’entrées de supermarché, et sur bien d’autres signalétiques officielles.

Mais à proprement parler, « Degemer mat » signifie « Bon accueil ». Souhaiter un bon accueil à quelqu’un, c’est assez étrange, et c’est donc une erreur que l’on retrouve malheureusement un peu partout.

La bonne façon pour souhaiter la bienvenue en breton à quelqu’un, c’est de lui souhaiter « Donemat deoc’h ! » (« Bienvenue à vous ! »).

Un panneau Degemer mat (Bienvenue en breton).
Un panneau Degemer mat à l’entrée de la Bretagne.

Comment dire merci en breton ?

Merci pour la question ! Encore une traduction en breton qui n’est pas des plus simples. Il existe plusieurs façons de remercier en breton, mais retenez que l’on n’utilise pas le « merci » à toutes les sauces comme en français.

Pour un remerciement extraordinaire, on utilisera « Trugarez ». Ce remerciement se traduit par « Miséricorde », il est connoté d’une touche religieuse, et s’utilise de ce fait pour un grand merci. Si quelqu’un s’est arrêté pour vous aider sur la voie express alors que vous étiez en panne par exemple.

Pour un remerciement plus classique et quotidien, on utilise le mot français écrit à la bretonne, à savoir « Mersi ».

Et à la place de dire merci, vous pouvez aussi utiliser « Mat eo », qui se traduit par « C’est bon ». Dans son usage traditionnel, la langue bretonne n’utilise pas merci à tout bout de champs. Si quelqu’un vous sert un verre, vous pouvez utiliser « Mat eo » à la place de merci lorsque vous estimez que le verre est suffisamment plein.

À noter, toutes ces formes de remerciements en breton peuvent se personnaliser en ajoutant « dit » (« à toi ») ou « deoc’h » (« à vous »). Et vous pouvez également y adjoindre un prénom. Ainsi pour remercier votre ami Erwan en breton, vous pourrez selon le contexte dire « Mersi dit Erwan » ou « Trugarez dit Erwan ».

Un verre de cidre breton rempli par une bouteille.
Mat eo ! Pas plus haut que le bord.

Bonne nuit en breton

Bonne nuit, douce nuit… Et au fait, comment souhaite-t-on « Bonne nuit » en breton ? C’est facile, pour souhaiter bonne nuit en breton, on utilise « Noz vat », qui signifie mot à mot « Nuit Bonne ». Et si vous préférez souhaiter une bonne soirée en breton, essayez plutôt « Nozvezh vat ».

Pas de débat, pas de spécificité bretonne, en Bretagne on souhaite une bonne nuit comme partout ailleurs ! Noz vat deoc’h ! (Bonne nuit à vous)

Noz vat bugale, bonne nuit les petits.
Noz vat deoc’h bugale, bonne nuit les petits.

Joyeux Noël en breton

Pour Noël non plus il n’y a pas de débat. Noël se fête en Bretagne à la même date, et en breton ! Pour souhaiter un Joyeux Noël en breton, on dira donc « Nedeleg laouen ». Il est possible d’y ajouter comme bien souvent un « dit » (« à toi ») ou « deoc’h » (« à vous »).

Nedeleg laouen deoc’h bugale ! (Joyeux Noël à vous les enfants). Et pour le reste du vocabulaire de Noël en breton, allez donc voir cet autre article Comment souhaiter un Joyeux Noël en breton

Boule et sapin pour un Joyeux Noël.
Un sapin décoré de jolies boules de Noël, voici comment terminer joyeusement l’année.

Souhaiter la Bonne année en breton

La bonne année en breton, c’est un peu le marronnier de la presse en Bretagne. Tous les ans, les journaux et les radios nous sortent un petit article pour expliquer comment se souhaiter une bonne et joyeuse année <insérez ici l’année de votre choix>.

Mais si vous n’avez encore jamais vu un de ces articles, sachez que la bonne année en breton, c’est « Bloavezh mat ». Vous pouvez le compléter avec « Bloavezh mat ha yec’hed mat » (Bonne année et bonne santé). Les plus téméraires d’entre vous pourront également ajouter « Joa, levenez, karantez ha prosperite« , à savoir « De la joie, du bonheur, de l’amour et la prospérité ».

Comment trinquer en breton ?

En voilà une question importante, comment dire « à la tienne » en breton ? Il n’y a pas de traduction littérale de « à la tienne », ni même de « à la votre », en breton on utilise pour trinquer la former « Yec’hed mat« , qui veut dire « Bonne santé ».

Cette formule est relativement répandue, et vous pourrez vous faire comprendre d’à peu près tout le monde en Bretagne en l’utilisant. Attention à la prononciation, pour simplifier, disons que « Yec’hed » va se prononcer comme le mot en français « hier » mais avec un « r » un peu plus guttural.

Santé en breton, Yec’hed

La santé en breton, c’est donc « Yec’hed ». Comme en français, c’est ce que l’on va souhaiter lorsqu’on trinque avec des amis à l’apéritif, mais vous pourrez utiliser ce mot « Yec’hed » pour tous les autres domaines liés à la santé médicale.

Et tant qu’on y est, voici une autre tournure pour dire « Santé ! » en breton : « Yec’hed mat d’an holl, hemañ zo vont da goll », il s’agit avant tout d’un petit jeu de rimes, mais la phrase peut se traduire ainsi : « Bonne santé à tous, celui-ci va à sa perte ».

Deux flûtes de champagne qui trinquent.
Pas de « tchin tchin », pour trinquer en breton, c’est Yec’hed Mat !

Comment dire Bon appétit en breton

Et oui, comment dire « Bon appétit » en breton, et bien ça ne se dit pas ! Certaines phrases et tournures que nous sommes habitués à utiliser en français n’existent tout simplement pas en breton. C’est le cas de « Bon appétit » qui n’est pas utilisé en langue bretonne, ou tout du moins, qui n’était pas utilisé dans la société traditionnelle bretonne.

À la place de souhaiter un bon appétit, on préférait bénir le repas, comme dans d’autres langues d’ailleurs, un « Bennozh da Zoue » (« Béni soit Dieu ») suffisait amplement.

Mais pour ne pas rester sur votre faim, voici comment vous pouvez souhaiter un bon appétit en breton : « Kalon vat » qui signifie « Bon courage » dans le sens de mettre du cœur à l’ouvrage ; ou bien « Debrit ervat » qui se traduit par « Mangez bien comme il faut ».

Comment souhaiter un bon anniversaire en breton ?

Traditionnellement en Bretagne on ne souhaitait pas l’anniversaire de naissance. Il était possible de souhaiter l’anniversaire de baptême, ou bien encore l’anniversaire de la mort d’une personne. Mais la société évolue, et désormais on fête aussi les anniversaires en breton.

Pour souhaiter un bon anniversaire en breton, on utilise la tournure « Deiz ha bloaz laouen », qui se traduit par « Joyeux jour de l’année ». Comme pour la plupart des formules en breton, vous pouvez la faire suivre de « dit » (« à toi ») ou « deoc’h » (« à vous »), ainsi que du prénom de l’intéressé.

Deiz ha bloaz laouen dit Enora ! (Joyeux anniversaire Enora)

Et comble du bonheur, vous pouvez chanter « Deiz ha bloaz laouen dit«  sur le célèbre air de « Joyeux anniversaire« , il y a le même nombre de syllabes dans les deux, quelle coïncidence !

Une jeune bretonne souffle ses bougies d'anniversaire sur son gâteau.
Souffler ses bougies d’anniversaire en breton.

La traduction de Breiz Atao en breton

Breiz Atao est l’ancienne orthographe de « Breizh Atav ». En breton Breiz Atao se traduit par « Bretagne Toujours », ou bien « Bretagne à jamais ». Vous trouverez également d’autres variantes comme « Breizh da viken » qui signifie littéralement « Bretagne à jamais ».

À noter, Breiz Atao fut le nom de plusieurs revues et magazines au tout début du 20ᵉ siècle, principalement entre 1913 et 1939, par Morvan Marchal, le créateur du drapeau breton. Vous pouvez retrouver la version numérisée de ces magazines sur le site de l’IDBE.

Et si « Breiz Atao » s’écrit « Breizh Atav » avec l’orthographe moderne, cela se prononce « Breiz Atao », à en perdre son latin breton !

Je t’aime en breton

Ah l’amour, vous voulez déclarer votre flamme en breton, ou simplement dire à vos enfants qui apprennent le breton à l’école que vous les aimez, c’est facile !

Pour dire « Je t’aime » en breton, on utilisera « Da garout a ran ». Cela se traduit mot-à-mot par « Toi aimer je fais ». Si vous êtes plusieurs à le dire, des parents qui disent cela à leur enfant par exemple, il faudra dire : « Da garout a reomp », à savoir « Nous t’aimons ».

Je vous aime en breton

Attention, si à l’inverse vous voulez vous adressez à plusieurs personnes, il faudra ainsi remplacer le « Toi » par « Vous ». Ce qui nous donne donc pour dire « Je vous aime en breton » : « Ho karout a ran », et la suite des possibilités :

  • Ho karout a ran = Je vous aime
  • Ho karout a ra = Il vous aime
  • Ho karout a reomp = Nous vous aimons
  • Ho karout a reont = Ils vous aiment

Veux-tu m’épouser en breton

Et après la déclaration d’amour en breton, passons en toute logique à la demande en mariage ! Il n’y a pas trente-six formules pour demander la main de quelqu’un en breton. Ça marche pour les hommes, comme pour les femmes, en voici deux à peu près semblables :

  • C’hoant az pefe da zimeziñ ganin-me ? = Voudrais-tu te marier avec moi ?
  • Kontant e vefes da eurediñ ganin ? = Serait tu heureux(se) de m’épouser ?

Et l’amour dans tout cela ? On en a pas parlé, mais en breton l’amour se dit Karantez.

Une demande en mariage en breton au soleil couchant sur une plage.
Une demande en mariage en breton au soleil couchant sur une plage, quoi de plus romantique !

Complimenter quelqu’un en breton

Avant d’en venir à la demande en mariage, il vous a bien fallu séduire votre douce et tendre. Voici quelques compliments en breton qui feront toujours plaisir :

  • Koant out = Tu es jolie
  • Speredek out = Tu es intelligente
  • Daoulad brav ‘peus, te ‘oar ! = Tu as de beaux yeux, tu sais !
  • Plac’h bravoc’h egedout er vro, n’eus ket deusouti ! = Il n’y a pas de plus belle fille que toi dans tout le pays.
  • Evurus on o tremen amzer en da gichen = Je suis heureux de passer du temps à tes côtés.
  • Te ‘zo ar plac’h (bravañ / koantañ / speredekañ / fentusañ / onestañ) er vro = Tu es la fille la plus (belle / jolie / intelligente / drôle / honnête) du pays.

Et si vous souhaitez vous aussi Mesdames complimenter un homme, tous les compliment sci-dessus sont adaptés, il vous suffit juste de remplacer « Plac’h » par « Paotr » lorsque c’est précisé, et « Deusoutañ » à la place de « Deusouti ». Une derrnière pour la route pour vous Messieurs sous la photo suivante, lorsque vous offrirez un bouquet de fleur à votre dulcinée.

Un Breton offrant un bouquet de fleurs à sa douce.
Te eo koantañ bleunienn ar boked-mañ ! Tu es la plus jolie fleur de ce bouquet.

Encourager quelqu’un en breton

Il peut arriver qu’on ai besoin d’encouragement dans la vie. Les deux formules d’engouragement les plus courantes en breton sont tout ce qu’il y a de plus classique. Nous avons donc « Bonne Chance » en breton qui se traduira par « Chañs vat ». La deuxième, Bon courage, se dira « Kalon vat » en breton. Ce qui se traduit par « Bon coeur », un peu comme dans le fait de mettre du coeur à l’ouvrage.

Parler de la météo en breton

Le sujet de conversation préféré des Bretons pour démarrer une conversation, le temps. En breton, le temps, c’est « An Amzer ». C’est à la fois le temps qu’il fait, et le temps qui passe. Et le temps, il peut être beau : « Brav eo an amzer ! ». Ou au contraire être mauvais, « Fall eo an amzer hiziv » (Le temps est mauvais aujourd’hui). Mais il peut aussi être frisquet « Yen eo an amzer hiziv » (Le temps est froid aujourd’hui).

Bref, vous l’aurez compris, c’est déclinable à l’infini, et c’est idéal pour entammer la conversation avec votre voisine, voici quelques mots utiles pour discuter de la météo en breton :

  • Tomm = Chaud
  • Tomm tomm = Très chaud
  • Skeiñ a ra an heol = Le soleil cogne fort
  • Glav a ra = Il pleut (littérallement « Il fait de la pluie »)
  • Ar glav munut = Le crachin
  • Ar glav-pil= L’averse
  • Ar glav-touseg = Une averse d’orage (littéralement, « La pluie de crapaud »)
  • Yen = froid
  • Yen skorn = Très froid (« Froid gelé »)
  • Yen ki = Froid de chien
  • Kanevedenn = Arc en ciel
  • Erc’h a ra = Il neige
Un arc en ciel en Bretagne, Kanevedenn en breton.
Un arc en ciel en Bretagne, Kanevedenn en breton.

Félicitations en breton !

En breton aussi on peut féliciter son entourage. Pour féliciter vos amis qui vont de marrier, vous pouvez utiliser « Gourc’hemennoù ! ». Ces félicitations en breton s’adaptent à tous les domaines, pour quelqu’un qui a obtenu un diplôme, pour une étape de franchie dans tel ou tel projet, et même pour une naissance !

C’est le même mot qu’on utilisera pour dire « Bravo » en breton, même si pour varier vous pouvez aussi utiliser « Brav » (Joli) afin de féliciter quelqu’un selon le contexte bien sûr.

Comment dire Maison en breton

Il y a deux manières pour parler de la maison en breton. La maison en tant que bâtiment, c’est « An Ti ». On traduire par exemple « La petite maison » en breton par « An ti bihan ». Mais la maison en tant que lieu de vie, c’est « Kêr ». On y revient plus en détails dans cet autre article Comment dire maison en breton ? Kêr ou ti ?

Retenez pour faire simple que les deux sont possibles si vous voulez parler de votre maison, mais que le sens de « Kêr » peut aussi être bien plus large jusqu’à englober toute une métropole ! Et d’ailleurs, on peut même mettre les deux mots côte à côté pour former le mot « Ti-Kêr« , qui signifie la mairie en breton, littérallement, « la maison du lieu de vie ».

Maison sur le littoral breton avec toît de chaume.
Ti ma huñvreoù, La maison de mes rêves en breton sur le littoral avec toit de chaume.

Vive la Bretagne en breton

Pour dire « Vive la Bretagne » en breton, la formule la plus courante est « Bevet Breizh ».

Certains militants bretons la font suivre des mots « Dieub » (Libre) ou « Dizalc’h » (Indépendante). Dans tous les cas, évitez de commencez la conversation avec cette phrase, et réservez la aux manifestations pour défendre la Bretagne et la langue bretonne !

Oui et non en breton

Deux petits mots tellements simples, qu’on finit souvent par passer à côté. Pour oui en breton, c’est facile, c’est « Ya ». Par contre pour le « non », ça sera un tout petit plus compliqué.

En breton, « non » va se dire « nann », mais il ne s’utilise sous cette forme que pour confirmer une affirmation ou une question négative. Ce n’est pas clair ? Non !

  • N’ez peus ket galvet anezhañ ? Nann ! = Tu ne l’as pas appelé ? Non

À l’inverse, lorsqu’il va s’agir de répondre par la négative à une question ou affirmation positive, il faudra alors reprendre le verbe conjugué et le mettre à la forme négative, démonstration :

  • Galvet ‘peus anezhañ ? Ne ‘m eus ket ! = Tu l’as appelé ? Non (littérallement « Je ne l’ai pas fait »)

Si cela vous paraît compliqué, rassurez-vous, une grande partie des bretonnants se trompent et font régulièrement l’erreur.

Pas si facile de répondre oui ou non en breton à une question.
Pas si facile de répondre oui ou non en breton à une question.

La famille en breton

Pour parler de la famille en breton, on utilise soit le mot « Familh« , soit le mot « Tiegezh » qui se rapprocherait plus du français « ménage » ou « foyer ».

On peut aussi utiliser le mot « Kerent » qui désigne les « Parents » au sens large (avec les oncles et tantes, les grands-parents, etc). Mais attention, « Kerent » ne doit pas être utilisé pour parler des parents au sens de papa et maman uniquement. Pour cela, on utilisera plutôt « Tud », ce qui donnera « Tud ar vugale » (Les parents des enfants), ou encore « Tud Enora » (Les parents d’Enora).

Papa et maman en breton ?

Et pour les membres de la famille, papa, maman, et tous les autres :

  • Tad, Tadig, Tata = Père, Papa
  • Mamm, Mammig = Mère, Maman
  • Bugale, Ar vugale = Enfants, les enfants
  • Tad-kozh = Grand-père
  • Mamm-gozh = Grand-mère
  • Mab, Ar mab = Fils, le fils
  • Merc’h, ar verc’h = Fille, la fille
  • Breur, Breudeur = Frère, Frères
  • C’hoar, C’hoarezed = Soeur, Soeurs
  • Moereb, Tintin = Tante, Tata
  • Eontr, Tonton = Oncle, Tonton
  • Tad-kuñv = Arrière grand père
  • Mamm-guñv = Arrière grand-mère
Une famille éléphant, papa, maman et les enfants.
La famille éléphant en breton, Tad olifant, Mamm olifant hag ar vugale (Papa éléphant, maman éléphant et les enfants)

Les animaux domestiques en breton

Au sein de la famille on compte bien souvent des animaux domestiques, le plus classique le chien « Ar C’hi », ou encore le chat « Ar C’hazh », mais d’autres animaux plus ou moins domestiques peuvent aussi habiter chez vous :

  • Ki, Ar C’hi = Chien, le chien
  • Kazh, ar c’hazh = Chat, le chat
  • Lapous, al lapous = Oiseau, l’oiseau
  • March, ar marc’h = Cheval, le cheval
  • Buoc’h, ar vuoc’h = Vache, la vache
  • Dañvad, an dañvad = Mouton, le mouton
  • Yar, ar yar = Poule, la poule
  • Peroked, ar peroked = Perroquet, le perroquet
  • Lapin, al lapin = Lapin, le lapin
  • Peskig aour, ar peskig aour = Poisson rouge, le poisson rouge (plutôt un petit poisson)
  • Naer, an naer = Serpent, le serpent
Chiens et chats en breton, animaux domestiques.
Les chiens et chats en breton, Ar chas hag ar c’hizhier.

Souhaiter une bonne retraite en breton

Votre collègue Yannig va bientôt faire son pôt de départ définitif pour partir en retraire, et vous voudriez lui faire une petite carte de voeux en breton. Très bonne idée ! Littérallement, « Bonne retraite » en breton se dira « Retred mat ! ». Cela dit, même si cette tournure est correcte, une phrase complète serait plus appropriée, voici quelques idées :

  • Klask profitañ ar muiañ posupl ! = Essaye d’en profiter le plus possible
  • Pell ‘zo e oas o c’hortoz mont war da leve, deuet eo poent ! = Tu l’attendais depuis longtemps, te voici à la retraire !
  • Achu eo gant al labour, bremañ e vi ur beajour ! = Le travail c’est terminé, maintenant tu vas voyager (pour la rime)
Couple de retraités bretons se balladant en forêt.
Profiter de sa retraite en Bretagne, et en breton tant qu’à faire !

Les principales villes de Bretagne en breton

La géographie c’est important aussi ! Vous avez probablement vu les panneaux bilingues français/breton à l’entrée de toutes les villes de Bretagne. Voici les noms en breton des principales ville de Bretagne, saurez-vous les reconnaître sans regarder la traduction en français ? Facile pour certaines, plus compliqué pour d’autres !

  • Roazhon = Rennes, la première ville en terme d’enfants scolarisés en langue bretonne.
  • Naoned = Nantes, la cité des Ducs de Bretagne
  • Brest = Brest, la cité des marins et des sous-marins.
  • Gwened = Vannes, du nom de l’ancienne peuplade gauloise les Vénètes.
  • An Oriant = Lorient, la ville du commerce des épices via la compagnie des Indes.
  • Kemper = Quimper, l’exemple en terme de politique pour la langue bretonne
  • Kemperle = Quimperlé, l’exemple en terme de politique pour la langue bretonne
  • Sant-Maloù = Saint-Malo, cité des corsaires
  • Sant-Brieg = Saint-Brieuc, le chef lieu des Côtes-du-Nord comme disait ma grand mère !
  • Montroulez = Morlaix, la vile à cheval entre Trégor et Léon
  • Sant-Ervlan = Saint-Herblain, le siège de la culture bretonne en Loire-Atlantique.

Votre ville n’est pas dans la liste ? Elle sera peut-être sur la carte, sinon direction wikipédia en breton !

Certe de Bretagne et des principales villes en breton.
Les principales Villes de Bretagne en breton.

Comment parler de la France en breton

Et oui, si les nombres de ville en breton sont relativement répandu, il n’en est pas de même pour le nom de la France en breton. Il y a deux possibilité pour dire France en breton, soit Bro-Frañs (littéralement « le pays France »). Ce nom s’utilise principalement lorsqu’on y inclut la Bretagne, par exemple pour parler du tour de France cyclyste, le « Tro Bro-Frañs » en breton.

Mais le plus souvent, on désigne la France en breton par le mot « Bro C’hall », qui se traduit par « Le pays étranger ». C’est ainsi qu’on a désigné la France en breton pendant des siècles, et c’est toujours la tournure actuelle. Cela a d’ailleur donné « Ar C’hallaoued », « Les français », qui se traduit littéralement par « Les étrangers ».

Carte des pays d'Europe en breton.
La carte des peuples et langues d’Europe, en breton.

Quelques traductions en breton en vrac

En plus de tout ce que nous avons déjà vu dans ce guide, il existe de nombreux petit mots ou expressions que vous aurez l’occasion de croiser en vous balladant en Bretagne, ou bien via les noms de familles des Bretons de votre entourage.

Penn en breton

En breton, Penn, c’est la tête, le bout, l’extrémité. C’est ainsi qu’on le retrouve dans le nom en breton du département du finistère « Penn ar Bed » (Le bout du monde). À noter que le bout du monde peut être le début comme la fin. De début à la fin en breton se dit par exemple « Penn da benn ».

Mat en breton

En breton, mat, c’est « bon ». Vous l’avez sûrement déjà vu sur des boîtes de gâteaux « Traoù mat » (Les bonnes choses). Et si vous avez lu ce guide, vous avez vu passer « Mat » dans beaucoup d’expressions pour dire bon ou bonne soirée, anniversaire, année, etc.

À noter que vous verrez parfois orthographié « Mad » au lieu de « Mat », dans la plupart des cas il s’agira malheureusement d’une erreur. « Mad » avec un « d » est un nom qui signifie « bien » (un bien de consommation par exemple).

Vous aurez aussi l’occasion de voir « vat » comme dans « Noz vat », il s’agit d’une mutation très courante en breton. La première lettre d’un mot change en fonction du mot qui le précéde, mais ça ne change en rien le sens du mot.

Breizh, Bzh en breton

En breton, Breizh, c’est la Bretagne, que l’on abrégge souvent avec les trois lettres Bzh. La signification de Bzh en breton n’est donc ni plus ni moins qu’une abbréviation du nom de la Bretagne en breton. C’est pour cela que vous le retrouverez facilement sur des autocollants collés à l’arrière des voitures.

Gast en breton

Ah, vous avez entendu quelqu’un crier Gast ! C’est un juron, probablement le juron le plus courant, celui qui désigne les filles de joie. Lorsqu’on est très énervé, on peut même le doubler d’un « Gast ar c’hast ! ».

À noter que ce n’est pas une insulte, sauf si vous traitez quelqu’un de « Mab ar c’hast ! », à savoir le fils de la fille de joie.

Breton en breton

Mais de quel breton parlez-vous ? Si vous voulez parler de la langue bretonne, le breton (avec un petit « b »), cela se dira « brezhoneg ». Pour parler du peuple breton, donc des Bretons (avec un grand « B »), nous parlerons de « Bretoned » au pluriel, et de « Breton » au singulier. Il existe d’autres variantes pour désigner les Bretons, on pourra ainsi dire « Breizhad » pour un Breton, et « Breizhadez » pour une Bretonne en breton

Mais si vous cherchez la traduction de breton en tant qu’adjectif, alors là ça sera différent. Le plus souvent on utilisera le mot « Breizh » (Bretagne en breton). Par exemple un gâteau breton se dira « Gwastell eus Breizh » (un gâteau qui vient de Bretagne), ou bien « Gwastell giz Breizh » (à la mode de Bretagne).

Morbihan en breton

Seul département breton à avoir son nom en langue bretonne, ce n’est pas pour autant que tout le monde sait ce que signifie Morbihan en breton. C’est pourtant simple, « Ar Mor » c’est la mer, et « Bihan » signifie « Petit ». Morbihan, c’est donc la petite mer.

Dire au revoir en breton

Il s’agit sans conteste du mot breton le plus connu, « Au revoir » en breton se dit « Kenavo », littérallement « à il sera ». Ce n’est donc pas un adieu, mais bien une formule à utiliser lorsqu’on pense revoir la personne en question.

À bientôt en breton

Si vous souhaitez être encore plus précis, et dire « à bientôt » en breton, la bonne formule est « Ken tuchantig », qui peut s’abréger en « Ken Tuchant », voir même en « Ken Tuch' » pour les plus jeunes et les plus branchés.

Ken Tuch’, c’est d’ailleurs le nom d’une sitcom humoristique décalée en breton, sous-titrée en français, alors si le coeur vous en dit, allez donc en regarder quelques épisodes : La sitcom bretonne Ken Tuch’. Il y a 4 saisons en tout.

 

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